Depuis l'arrivée massive des trottinettes électriques, gyroroues, hoverboards et autres engins de déplacement personnel motorisés (regroupés sous l'acronyme NVEI — Nouveaux Véhicules Électriques Individuels), la réglementation s'est adaptée pour encadrer un usage qui touche aujourd'hui plusieurs millions de Français.
Voici, à jour de 2026, ce qu'il faut savoir si vous possédez ou comptez acheter ce type d'engin.
1. L'assurance est OBLIGATOIRE
C'est sans doute le point le plus mal connu. Tout NVEI motorisé est considéré comme un véhicule terrestre à moteur au sens du Code des assurances. À ce titre, il doit être assuré au minimum en responsabilité civile (RC).
Cette RC ne peut pas être prise en charge par votre RC vie privée habituelle (assurance habitation). Il faut un contrat dédié.
Sans assurance, vous risquez une amende pouvant aller jusqu'à 3 750 €, la confiscation de l'engin, et surtout l'engagement de votre responsabilité personnelle illimitée en cas d'accident causant des dommages.
2. Les règles de circulation
- Vitesse maximale : 25 km/h. Tout engin débridé au-delà devient un cyclomoteur soumis à immatriculation.
- Âge minimum : 14 ans. Les enfants de moins de 14 ans n'ont plus le droit de circuler en NVEI.
- Trottoirs : circulation interdite (sauf engin tenu à la main, à l'arrêt).
- Zones autorisées : chaussée en agglomération, pistes cyclables, voies vertes. Hors agglomération, uniquement sur pistes cyclables.
- Casque : obligatoire hors agglomération. Fortement recommandé en ville.
- Un seul utilisateur par engin : pas de transport de passager.
- Téléphone & écouteurs : interdits en circulation.
3. Les équipements obligatoires
Votre engin doit être équipé de :
- Feux avant et arrière
- Dispositifs réfléchissants
- Avertisseur sonore audible à 50 mètres
- Système de freinage
4. Les nouveautés 2026
Plusieurs ajustements ont été apportés cette année :
- Zones à faible bruit : certaines villes peuvent désormais imposer un bridage sonore dans les centres-villes piétons.
- Stationnement : les engins en libre-service mal stationnés peuvent être verbalisés et enlevés.
- Renforcement des contrôles : les forces de l'ordre sont équipées d'outils permettant de vérifier en temps réel l'assurance d'un engin.
5. Que faire en cas d'accident ?
Comme pour un accident de voiture : constat amiable, photos, coordonnées des éventuels témoins, déclaration à votre assureur sous 5 jours ouvrés. Si dommages corporels, appelez les secours et déposez plainte si nécessaire.
Notre conseil
Si vous roulez régulièrement, prenez au minimum une formule "Confort" qui inclut la RC obligatoire plus les garanties vol et dommages. Comptez entre 5 et 15 € par mois selon la valeur de l'engin.
Pour les engins haut de gamme (au-delà de 1 500 €), une formule "Tous risques" devient pertinente.